la ville écosociable : faire de l'habitat humain un membre contributif de la biosphère, par Joël Larouche, 2005

par Joël Larouche, 7 mars 2007

 

 

Les 5 points d'une architecture métabolique*

 

Les plantes libres

L'architecture composée entièrement ou partiellement avec la participation d'organismes vivants est une association créative entre l'homme et la vie.   Ces organismes ont une liberté intrinsèque de création que l'architecte guide.   L'architecture métabolique est donc elle-même un sujet créatif.

Le mur ridé

La paroi d'une architecture métabolique porte les marques de l'oeuvre de la vie.   Elle est colonisée, imparfaite, putrescible et régénérative. Elle est délibérément matière en mouvement.  

L'estomarche

L'architecture métabolique est digestive et en possède les organes. L'estomarche est le dispositif de métabolisation des rebus de l'occupation et de la vie. Par cette structure, le rapport de l'architecture au sol en est un de communication et d'échange. Le bâtiment n'est plus seulement implanté, il est planté.

Le Soi-jardin

Le jardin n'est plus seulement apposé ou accolé à l'édifice.   Il est l'édifice.   L'architecture métabolique est elle-même un jardin en culture dont les fruits sont les murs, meubles et objets d'usage.

La fenêtre écosystémique

Les ouvertures d'une architecture métabolique sont formellement hétérogènes. À la fois trouvées et cultivées, leurs formes et leurs emplacements dépendent de l'équilibre métabolique de l'architecture à son environnement. Ainsi la forme suit et s'ajuste à la relation.

 

Clin d'oeil aux 5 points d'une architecture moderne ( le plan libre, le mur rideau, les pilotis, le toît jardin, la fenêtre en bandeau) théorisés par Le Corbusier, 1922.

* Le vocable "architecture métabolique" ne fait pas référence à l'architecture métaboliste associée à un courant architectural du même nom. Il s'agit plutôt d'un qualificatif relié aux fonctions biologiques d'une architecture vivante.


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